Recours en cassation irrecevable pour défaut de régularisation – rappel des exigences de l’article 28 du Règlement de procédure CCJA
CCJA, 2ᵉ chambre, arrêt n°243/2018 du 29 novembre 2018
Affaire : Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce du Niger (BSIC) c/ Assoumane MAMANE
Contexte juridique
- En exécution d’un arrêt de la Cour d’appel de Niamey (14 août 2013), Assoumane Mamane fait pratiquer une saisie-vente sur les deniers de la BSIC Niger.
- La BSIC conteste sans succès :
- Rejet par le juge de l’exécution (8 avril 2014),
- Confirmation par la Cour d’appel (13 août 2014),
- Nouvelle opposition rejetée par l’arrêt n°106 du 29 octobre 2014.
- La BSIC forme alors un pourvoi en cassation devant la CCJA.
Problème juridique
Le recours en cassation est-il recevable lorsque le conseil du demandeur ne produit pas :
- Le mandat régulier du représentant,
- Les statuts ou l’extrait RCCM exigés par l’article 28.5 du Règlement de procédure de la CCJA,
et ne régularise pas dans le délai imparti ?
Raisonnement de la Cour
- Article 28.5 : impose au conseil du requérant de joindre mandat et pièces justificatives (statuts ou extrait RCCM).
- Article 28.6 : en cas de manquement, la Cour invite à régulariser dans un délai d’un mois ; faute de régularisation, le recours peut être déclaré irrecevable.
- Le Greffier en chef a mis en demeure le 8 mars 2016 (reçue le 16 mars) la SCPA MANDELA de régulariser.
Points clés à retenir
- La preuve du mandat et des pièces d’immatriculation (statuts ou extrait RCCM) est une condition de recevabilité du pourvoi.
- L’absence de régularisation après mise en demeure entraîne automatiquement l’irrecevabilité du recours.
- La CCJA contrôle strictement la forme du pourvoi avant d’examiner le fond.


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