Irrecevabilité d’un pourvoi en l’absence de référence aux Actes uniformes ou Règlements OHADA
CCJA, 2ᵉ Ch., arrêt n°060/2018 du 15 mars 2018
Affaire : M. Franck BERTHOD c/ Société Tôles Ivoires SA (TISA), M. Marc FLIS & M. Nizar HASSAM
Contexte juridique
- 19 juin 2013 : le conseil d’administration de la CSTM révoque M. Franck BERTHOD de ses fonctions d’administrateur et de président du conseil d’administration de la société TISA.
- S’estimant victime d’une révocation abusive, vexatoire et infamante, M. BERTHOD assigne :
- la société TISA,
- M. Marc FLIS (DG),
- M. Nizar HASSAM (administrateur).
- Il réclame :
- 180 000 000 FCFA (dommages-intérêts pour préjudice économique),
- 300 000 000 FCFA (préjudice moral),
- 6 000 000 FCFA (frais divers).
- 30 avril 2015 : le Tribunal de commerce d’Abidjan rejette ses prétentions et le condamne aux dépens.
- 19 février 2016 : pourvoi en cassation devant la CCJA.
Analyse de la CCJA
- Moyens soulevés par le pourvoi
- Violation du principe du contradictoire.
- Violation du principe de loyauté.
- Atteinte à l’honorabilité et à la considération du dirigeant.
- Examen de la Cour
- L’article 28-1 du Règlement de procédure de la CCJA exige que tout pourvoi mentionne les Actes uniformes ou Règlements OHADA dont l’application justifie la saisine.
- En l’espèce :
- Les moyens de M. BERTHOD portent sur des violations procédurales et factuelles, mais sans référence à aucun Acte uniforme ni à un Règlement OHADA.
- Or, la compétence de la CCJA est strictement limitée à l’interprétation et l’application du droit OHADA.
Conséquence
-
- Le pourvoi est irrecevable.


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