WBHO c/ FGM
CCJA, (Arrêt n°005/2020) du 23 janvier 2020
WBHO c/ FGM
Une décision structurante sur le sursis à exécution et la primauté du droit OHADA en matière d’exécution forcée.
Faits et procédures
Les sociétés WBHO obtiennent une décision condamnant la société FGM au paiement de sommes importantes.
- Elles engagent immédiatement des mesures d’exécution forcée :
- saisie-vente
- saisie-attribution
Face à cela, la société débitrice saisit la Cour suprême de Guinée pour obtenir un sursis à exécution.
La Cour suprême accorde ce sursis
Recours devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage
Question juridique
Une juridiction nationale peut-elle :
- ordonner un sursis à exécution,
alors que l’exécution forcée est déjà engagée conformément à l’Acte uniforme OHADA ?
Solution de CCJA
Annulation de la décision de la Cour suprême de Guinée
La CCJA rappelle deux principes fondamentaux :
- Article 32 AUPSRVE
L’exécution forcée peut être poursuivie jusqu’à son terme,
aux risques du créancier, même en cas de recours - Article 49 AUPSRVE
Les contestations liées à l’exécution relèvent
du juge de l’exécution (urgence), et non des juridictions suprêmes nationales
Donc :
Une Cour suprême nationale n’a pas compétence pour suspendre une exécution déjà engagée


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